Comment ne pas laisser la ménopause vous prendre la tête ?

Selon  la fédération française de neurologie, les migraines sont plus fréquentes chez la femme de 20 à 50 ans que chez l’homme sur cette même tranche d’âge. En périménopause et en ménopause il n’est pas rare d’avoir des maux de tête ou des migraines, et cela peut être très handicapant surtout si vous n’y  étiez pas sujette auparavant!

Bien que la migraine soit un symptôme fréquent chez la femme de 40-50 ans, il faut savoir que ces migraines ne sont pas une spécificité de la femme en périménopause ou en  ménopause, loin de là ! En réalité, beaucoup de femme se plaignent de migraine à des moments très précis de leur vie :

  • à la puberté, où les premières migraines apparaissent ;
  • lors des règles ou de l’ovulation ;
  • parfois en raison de la méthode contraceptive utilisée comme la pilule ou certains stérilets ;
  • parfois pendant ou après une grossesse voire une fausse couche.

Ce simple constat chez la femme  montre un lien évident entre le cycle menstruel,  les hormones et les migraines.

Alors que faire quand  ces maux de têtes, ces fameuses migraines s’invitent au festival d’une liste de symptômes de ménopause déjà bien remplie? J’avoue qu’il n’y pas de solutions miracles! Cependant, j’ai compris au fil de mes recherches, des conversations avec les femmes,  des retours d’expérience,  que pour résoudre ou prendre le dessus sur une situation, il faut d’abord la comprendre, en identifier la  cause et ensuite tester sans préjuger toutes les solutions qui s’offrent à vous. Votre entrée en ménopause vous prend la tête : quels types de maux de tête avez-vous ? Quels en sont les facteurs déclencheurs ? Comment agir ?  Continuez la suite de ce billet sans vous prendre la tête.

 

Des maux de tête oui mais lesquels?

La migraine est un mal de tête ou une céphalée à l’intensité plus ou moins forte pouvant durée de quelques heures à plusieurs jours. Elle est déclenchée par l’activation d’un mécanisme cérébral qui provoque la libération de substances inflammatoires, ce qui engendre la douleur  autour des nerfs et des vaisseaux sanguins de la tête.  Généralement, lorsque vous avez une migraine, vous ressentez au moins une douleur sur un côté de la tête ou de la tempe ; vous pouvez également avoir l’impression de sentir les battements de votre cœur dans la tête. La douleur est parfois si intense que vous pouvez aussi vous sentir nauséeuse, « barbouillée » au niveau de l’estomac  ou avoir envie d’aller vous allonger dans le calme et même dans le noir.

Parmi les migraines, on distingue :

  • les céphalées de tensions. Ces céphalées sont les plus fréquentes, affectent 20% à 40% des adultes  et touchent  majoritairement les femmes.
  • les algies de la face. Les algies sont rares chez les femmes et touchent davantage les hommes. Ces céphalées se traduisent par des douleurs autour de l’œil qui rougit et larmoie, un nez qui coule ou qui est bouché du côté affecté et parfois la paupière tombante.

Pourquoi vous êtes migraineuse dans cette phase particulière de votre vie?

En périménopause ou ménopause, ces maux de têtes sont malheureusement plus fréquents qu’on ne le pense. D’ailleurs, plus de 12% des femmes en périménopause ou ménopause souffrent de migraines  contre 8% pour les femmes ne se situant pas encore dans cette phase de leur féminité. Les maux de tête de la femme en périménopause ou ménopause s’expliquent  par la fluctuation des niveaux œstrogéniques.

En effet, il  y a des femmes qui souffrent parce que ce niveau est trop bas (la chute du niveau d’œstradiol constatée en fin de cycle en est la principale raison. Cette chute est accélérée par le vieillissement) ; et d’autres parce que ce niveau est trop haut. Dans tous les cas, c’est bien les déséquilibres des niveaux hormonaux qui sont à la source des maux de tête de la femme en transition de la ménopause. Mais il y a encore d’autres raisons qui peuvent venir se greffer et enclencher vos migraines.

Il y a les prédispositions génétiques. Pour être honnête, là-dessus il est difficile de lutter. Si un de vos parents est migraineux, il y a une chance sur deux que vous le soyez aussi. Pour le coup, la ménopause n’a rien à voir dans l’histoire. Cependant,   si vous étiez déjà migraineuse avant votre transition ménopausique, il va falloir s’armer de patience parce que vos migraines augmenteront probablement pendant votre transition de la ménopause.

Il y a des causes externes comme :

  • Les changements émotionnelles dus au stress, la dépression, l’anxiété;
  • Les changements physiques (pas assez de sommeil ou trop de sommeil !);
  • La fatigue, le surmenage;
  • Les habitudes alimentaires;
  • La surconsommation de médicaments.

 

Adoucissiez votre transition de la ménopause en agissant sur vos migraines en amont et en aval !

En périménopause, les maux de tête ne sont donc pas une fatalité. A défaut de pouvoir les éviter complètement, vous pouvez au moins faire de la prévention en amont pour en atténuer les effets en aval. Ces quelques conseils pourraient vous y aider.

Au niveau alimentaire, il faudra procéder à un certains nombres de changements.

  • Privilégiez au maximum une alimentation sans gluten. Exit pâtes, pain,  céréales…tout ça exit! Je le répète souvent dans mes billets, et vous allez penser que je radote ! Mais croyez-moi et surtout faites le test du sans gluten avant d’opposer un quelconque jugement. Il est impossible que vous ne voyiez aucun changement à votre situation. Comme dit le proverbe, essayer, c’est l’adopter;
  • Évitez les fromages ayant un fort taux de fermentation comme le brie, le roquefort, le camembert. Je sais, ce sont des fromages bien de chez nous et forts agréables à manger avec un petit verre de vin rouge. Sauf qu’en faisant cela régulièrement,  vous ne feriez qu’aggraver votre cas ! Il y a certains petits plaisirs dont il faut se passer et en remplacer par d’autres!
  •  Évitez le vin et les boissons riches en caféine : il faut vider votre verre de vin et vous mettre à l’eau ou aux jus de fruits et de légumes naturels. Certaines molécules présentes dans le vin et de manière générale dans les alcools  passent dans le cerveau et impactent les neurones où se trouvent les agents déclencheurs de la migraine.
  • Évitez les mauvaises matières grasses en privilégiant au maximum l’huile de coco que vous pouvez acheter en magasin bio. C’est la seule huile (oui, je dis bien la seule) qui soit 100% compatibles avec nos neurones, nos organes et notre métabolisme. Par contre, j’avoue qu’elle peut couter chère. Dans ce cas, rabattez-vous sur une   huile d’olive de qualité (évitez de la faire chauffer). Le chocolat doit aussi être supprimé. Si cela vous est impossible privilégiez le chocolat mais bien noir « pur cacao ».

Parallèlement à ces conseils alimentaires, je vous conseillerai aussi de :

  • Contrôler votre poids. Plusieurs praticiens de santé établissent un lien entre l’IMC et la migraine. Plus celui-ci est élevé et plus les migraines semblent être plus fréquentes.
  • Ne pas sauter pas de repas.
  •  Faire le grand nettoyage à l’intérieur. Un tube intestinal « pollué » par les déchets et la constipation influe non seulement sur votre équilibre hormonal mais également sur l’ensemble de votre métabolisme.  Une détox du foie et un nettoyage du colon vous apporteront sans aucun doute des bienfaits et impacteront de manière favorable les fréquences et l’intensité de vos migraines et même d’autres symptômes de la ménopause.
  • ne  pas consommer les médicaments de manière  excessive.

 

Vous pouvez aussi agir en aval. En d’autres termes, si une migraine se produit malgré vos précautions en amont, vous devez vous mettre au calme et limite dans le noir. Il faut « accueillir » votre migraine en inspirant et expirant profondément. Si le yoga ne fait pas parti de votre vie, initiez-vous car en cas de crise, le yoga, à défaut d’être  votre planche de salut vous sera d’une grande aide pur gérer la douleur et accueillir cette migraine qui vous prend la tête.

Sereinement votre.

 

Chantou

 

One Response to Comment ne pas laisser la ménopause vous prendre la tête ?

  1. Magali says:

    Non pour l’huile de coco. Celle-ci est aussi mauvaise que le beurre et le lard. Huile d’olive, de noix ou de colza sont très biens.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *